Dèsqu’il s’agit de religion, les hommes se rendent coupables de toutes sortes d’insincérités et de bassesses intellectuelles » (ibid.). Une bonne partie des choses que l’on peut lire et entendre actuellement à propos de la religion me semble confirmer plus que jamais le diagnostic contenu dans la dernière phrase. 13 Il y a un fait dont on peut s’étonner, constate Tarde, qui
Lattentat contre Salman Rushdie trahit la peur des fanatiques, qui perçoivent l’écrivain comme un rival jetant le trouble dans leurs croyances. Le «tueur» de Salman Rushdie est un Américain d’origine libanaise. Il a 24 ans. C’est-à -dire qu’il est plus jeune que la fatwa émise neuf ans avant sa naissance. C’est le rappel d’une évidence : l’appel au meurtre religieux ne
Ladémarche de l’intervenant, Thomas Adam Garnung, diplômé de philosophie, d’arts plastiques, metteur en scène et professeur de théâtre, consiste à favoriser la participation et le cheminement personnel par l’échange et le débat dans le prolongement des NNP, nouvelles pratiques de la philosophie. L’homme peut-il se passer de
cash. La croyance est l’absence de connaissance véritable. Pourtant, elle se dissimule aussi derrière les propos les plus rationnels. User de la raison, c’est être lucide sur ce qui, en chacun de nous, est croyance. La croyance se définit généralement comme une attitude consistant à adhérer à une idée, une pensée, une affirmation, une théorie ou un dogme. On peut croire que les fantômes existent, que l’être humain est perfectible, que notre meilleur ami est digne de confiance, que la femme a des capacités intellectuelles inférieures à celles de l’homme ou que Dieu a créé le monde en sept jours. Comme le montrent ces différents exemples, la croyance recouvre un champ très large de domaines. Il existe pourtant un point commun à ces différentes affirmations, à savoir qu’elles relèvent d’une adhésion plus ou moins hasardeuse. Le fait de croire est ainsi souvent associé à la naïveté rien ne me garantit que mon meilleur ami ne me trahira jamais, à l’erreur, ou encore au préjugé, que les philosophes nomment volontiers opinion ». Mais alors que l’erreur est une affirmation fausse, non conforme à la logique ou aux données expérimentales, le préjugé peut consister à tenir pour vrai ce qui est faux, mais peut aussi avoir une part de vérité. Si je crois que l’humanité va vers un avenir meilleur, je peux avoir tort ou raison. Dans tous les cas, je n’ai pas de preuve de ce que j’ ISABEL ESPANOL Ainsi se définit donc la croyance elle est absence de connaissance véritable, c’est-à -dire rationnellement fondée. Voilà pourquoi il est commun d’opposer la croyance au savoir, et d’identifier la croyance à une certitude facile, à une vérité » apaisante qui, le plus souvent, ne résiste pas à une enquête approfondie. La croyance est par conséquent un état critiquable en ce qu’elle s’émancipe du travail de la raison elle est ce sommeil dogmatique par définition étranger au travail de la réflexion. En croyant, l’homme renoncerait ainsi à sa liberté de questionner, d’interroger, il préférerait le confort des réponses préfabriquées, le côté rassurant du prêt-à -penser » qui laisse la raison en repos. Ce que je crois, c’est ce que je tiens pour vrai, et la certitude d’avoir raison ne reposerait que sur une acceptation passive, ou des raisons qui ne résisteraient peut-être pas à l’examen. La croyance s’opposerait donc bien à la véritable compréhension des phénomènes. Elle serait due à un besoin de réponse facile, à une certaine paresse intellectuelle qui la distinguerait de l’exigeante démarche scientifique. Cesser de croire serait une question de volonté et de courage, celui d’affronter la réalité telle qu’elle est pour cesser de l’imaginer telle que nous la désirons. Mais l’homme en est-il capable ?Progrès de la science sans recul de la croyance Dans les faits, la croyance semble définir l’humain si nous examinons nos pensées, il est aisé de constater qu’elles sont majoritairement constituées de croyances ; rares sont en effet les idées que nous pourrions justifier rationnellement. On pourrait même aller plus loin et s’interroger sur un éventuel besoin de croire inhérent à la nature humaine, hypothèse légitime lorsque l’on constate qu’aucune société connue n’est dépourvue de croyances ou de rituels religieux, ou encore que le progrès scientifique n’a pas abouti à la disparition des croyances religieuses ou plus largement des superstitions. Ce n’est pas parce que l’astronomie peut démontrer les incohérences de l’astrologie que les gens vont arrêter de lire leur horoscope, ou, pire, d’y accorder crédit. Il semble alors pertinent, afin de tenter de répondre à la question, de se pencher sur les causes probables de la croyance et de sa permanence. Croire est-il une nécessité pour l’homme, ou pourrait-on déceler d’autres causes qu’un besoin intrinsèque, causes qui, une fois explicitées, pourraient permettre d’envisager une approche plus rationnelle du monde ? "Douter de Dieu, c'est y croire." - Blaise Pascal. Si l’on considère le cas particulier mais représentatif de la croyance religieuse, nombreuses sont les analyses des motifs qui peuvent pousser l’être humain à abandonner la rationalité au profit d’une approche magique » de l’univers. Ainsi, dans le De rerum natura, Lucrèce pose les questions suivantes Quelle cause a répandu chez tous les peuples de la Terre la croyance de l’existence des dieux, a rempli les villes d’autels, a institué les cérémonies religieuses […] qui précèdent toutes les entreprises importantes ? Quelle est aussi l’origine de ces sombres terreurs dont les mortels sont pénétrés, qui tous les jours élèvent de nouveaux temples sur toute la face de la Terre et instituent des fêtes en l’honneur des immortels ? » La réponse est évidente si les hommes ont inventé les dieux, c’est tout d’abord pour tenter d’expliquer les phénomènes naturels qu’ils ne comprenaient pas. La cause est donc ici l’ Lucrèce, les hommes ont inventé les dieux pour expliquer les phénomènes naturels qu'ils ne comprenaient pas. Cependant, la mise en œuvre de ces réponses faciles aux interrogations humaines face aux événements a une conséquence
Flickr Stephen Hawking avait annoncé la fin de l’humanité pour bientôt Le plus célèbre astrophysicien du monde, Stephen Hawking, avait averti sur BBC 4 que ce qui menace la fin de l’humanité est… elle-même. Les avancées technologiques, comme les robots avec d’intelligence artificielle et, pêle-mêle, la possibilité d’une guerre nucléaire, le réchauffement climatique, les virus issus de nos manipulations génétiques, peuvent nous faire basculer dans le néant beaucoup plus tôt que prévu, dès les siècles prochains. Selon Stephen Hawking, l’espèce humaine est en danger car la catastrophe est sur le point de se produire. Elle arrivera peut être dans quelques centaines d’années, un battement de cil à l’échelle de l’humanité et du monde ! Alors que la société du futur pourrait être aseptisée, apaisée et domestiquée grâce aux technologies toujours plus évoluées, ces dernières pourraient surtout finir par nous détruire. Hawking affirme que nous serons responsables de la fin de l’humanité. Une fois que les humains développeront une intelligence artificielle, elle prendra son envol et se remodèlera elle-même de plus en plus rapidement. Les humains, qui sont limités par des fonctions biologiques lentes, ne pourront rivaliser et seront dépassés ». Source The Independent L’astrophysicien suggère d’aller coloniser d’autres planètes, et rapidement! Idéalement, il faudrait rester dans le système solaire et la première candidate est bien sûr Mars. Un processus de colonisation extra-terrestre qui prendrait environ un siècle. D’ici l’achèvement de cette colonisation, il y aurait donc des années très, très délicates selon Stephen Hawking même si tout n’est pas perdu, loin de là . Il a malgré tout foi en l’humanité et en son instinct de survie. La plupart des menaces qui nous guettent découle de nos progrès scientifiques et technologiques. Nous n’allons pas cesser de progresser, ou faire marche arrière, c’est pourquoi nous devons regarder en face les dangers qui arrivent et apprendre à les contrôler. Je suis optimiste, je pense que nous pouvons y arriver. » Il est important de s’assurer que ces changement iront dans la bonne direction. Dans une société démocratique, cela veut dire que tout le monde devra maîtriser les fondamentaux de la science pour faire des décisions informées qui auront un impact sur l’avenir”. Source The Telegraph Photo d’illustration / Pixabay Nous serions donc les premiers extra-terrestres, en attendant que ceux qui existent probablement ailleurs dans l’Univers nous donnent signe de vie comme le suggère le paradoxe de Fermi lire cet article du CNRS, le paradoxe de fermi et les extraterrestres invisibles ». Cette théorie, énoncée en 1950 par un physicien italien lauréat du Prix Nobel, pourrait se résumer ainsi S’il y avait des civilisations extraterrestres, leurs représentants devraient être déjà chez nous. Où sont-ils donc ? » L’une des explications du paradoxe de Fermi, selon certains chercheurs, serait que toute civilisation extraterrestre très avancée technologiquement et donc dotée d’armes de destruction absolue, nucléaires ou autres en viendrait inéluctablement à s’autodétruire avant d’atteindre d’autres mondes dans l’univers… Pour tout comprendre, regardez cette vidéo éducative ludique et très complète sur la question 5 mn en anglais sous titrée en français
Pour répondre à la question, il fallait d’abord commencer par définir ce qu’est ue religion, en essayant de déterminer les points communs à toutes les différentes formes de religions qui existent dans le monde, et qui peuvent être très diverses monothéisme, polythéisme, animisme;..avec ou sans Livre…. Deux éléments peuvent être pris en compte toute religion comporte des croyances et des rites qui nous mettent en relation avec du sacré. Nous avons cherché à déterminer ce qui caractérise une croyance religieuse elle a ceci de particulier qu’elle constitue pour celui qui la porte une certitude absolue, alors même qu’elle ne peut faire l’objet d’une démonstration, et que l’on ne peut prouver à celui qui en doute qu’il faut croire. on parlera alors d’une certitude subjective. Le rite, quant à lui, désigne un acte, une parole…etc qui se répète. Le sacré désigne alors ce domaine séparé du profane, protégé et mystérieux. L’existence du sacré suppose donc que le monde ne s’arrête pas à ce qu’on en voit, qu’il y a autre chose derrière ou au-delà . Ainsi, une des premières réponses qui a été donnée à la question de départ est que la religion est nécessaire pour répondre à la peur de la mort et donner un sens à la vie. Cependant on a pu remarquer que la réponse religieuse, qui consiste à prolonger la vie après la mort, n’est pas la seule possible. Nous avons ainsi parlé de la théorie d’Epicure, qui est matérialiste et pense donc que l’âme ne subsiste pas après la mort, que nous n’avons pas à craindre ce qu’il pourrait y avoir après, puisqu’il n’y a rien !. Cependant la question se pose aussi de la peur d’abandonner la vie tout simplement. Il répond aussi à cela en montrant que bien vivre et bien mourir c’est la même chose, et que si la vie a été pleinement vécue, on ne regrettera pas de la quitter. D’autre part, nous avons pu remarquer que se passer de religion suppose de se passer du besoin qui en est à l’origine besoin d’être rassuré, besoin de bonheur ou même d’égalité, comme le suggère Marx. On peut alors se demander si ces besoins doivent être supprimés, ou si, étant légitimes, ils peuvent être satisfaits par autre chose que la religion, notamment la science. Comme nous n’avons pas eu le temps d’approfondir cette question, elle est l’objet du prochain café philo. Il faut noter en dernier lieu que certains ont insisté sur le côté néfaste de la religion, source de violence et de conflits entre les hommes, ce qui suggère que non seulement on peut s’en passer, mais qu’il le faut !! Concernant cette violence, qu’on ne peut nier, on peut remarquer qu’elle est l’envers du lien que la religion peut créer entre les hommes une religion lie très fortement ceux qui y adhèrent, et les oppose par là -même à ceux qui n’en sont pas. On peut regretter que les valeurs universelles, qui sont portées par les religions, ne s’expriment pas dans la vie réelle des hommes.
l homme peut il se passer de la religion